Dans une déclaration récente, l’honorable Professeur Taylor Lubanga a fermement démenti les accusations qui le lieraient à une prétendue manœuvre avec le Vice-Premier Ministre en charge des Transports, Son Excellence Jean-Pierre Bemba, pour envoyer l’ancien Président de la République, Joseph Kabila, à la Cour Pénale Internationale (CPI). Le professeur a exprimé son incompréhension face à ces allégations et a souhaité clarifier sa position de manière détaillée.
Réponse aux accusations
L’honorable Professeur Taylor Lubanga a affirmé : « Je viens de lire sur les réseaux des informations échafaudagistes, dépourvues de la technicité du droit de la cour pénale internationale, l’œuvre d’un vieux laboratoire dont les méthodes sont passéistes et mal orientées ne tenant pas compte des arcanes de la justice pénale internationale. » Il a souligné que la justice internationale n’était pas un instrument pour des manœuvres politiques ou pour des actions malveillantes, mais qu’elle est régie par des règles rigoureuses et des principes éthiques très stricts. Selon lui, « la justice internationale est régie par une série de règles qui mettent la victime au centre de son action. » Il rappelle par ailleurs que le Procureur a fait appel à soumettre les preuves, le 5 février 2025. « Ce sont les victimes et les témoins qui chargent les auteurs des crimes internationaux. », martèle-t-il.
L’indépendance et l’éthique de la CPI
Le professeur a insisté sur le fait que le Procureur de la CPI suit des règles éthiques élevées et qu’il ne se laissera pas influencer par des pratiques douteuses. « Il est important de ne pas perdre de vue que le Procureur observe des règles d’un standard très élevé d’éthique pour comprendre qu’il ne se laisse pas entraîner dans des pratiques de bas étages. » Il a ajouté que les accusations portées contre quelqu’un doivent toujours reposer sur des faits solides et documentés, parfois très anciens, mais toujours pertinents.
L’incrimination repose sur des faits et des témoignages
Pour le chargé de mission du chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi, l’incrimination, notamment en ce qui concerne les crimes internationaux, repose uniquement sur des faits solidement établis. « Une incrimination et surtout celle des crimes internationaux est fondée sur des faits documentés, parfois très anciens que l’on ne s’imagine. » Il a précisé qu’une enquête criminelle a pour objectif d’établir les faits de manière rigoureuse, et que personne ne peut être poursuivie sans preuve tangible de sa participation à un crime. « Si l’on a ni commis de faits criminels ni participé à leur commission, on ne peut pas être poursuivi. »
Le monde mondialisé et l’importance du contrôle
Le professeur a aussi évoqué l’importance de comprendre que, dans un monde mondialisé, chaque acte doit être scrupuleusement contrôlé. « Le monde international est aujourd’hui mondialisé de sorte qu’il faut contrôler tout acte que l’on pose. » En d’autres termes, chaque action, chaque décision est scrutée, et si aucune participation à un crime n’est prouvée, une personne ne peut être tenue pour responsable.
Le rôle des témoins et des défenseurs des droits humains
Il a également souligné que la preuve des crimes internationaux provient des témoignages de victimes et de témoins des atrocités. « La preuve des crimes internationaux provient des témoins ou des victimes des atrocités. » Il a rappelé l’importance du rôle joué par les défenseurs des droits humains et les observateurs dans la documentation des crimes, ainsi que la relation qu’ils entretiennent avec la CPI. « Tout le monde connaît le rôle des observateurs et défenseurs des droits humains en cette matière et surtout la relation qu’ils entretiennent avec la CPI. »
L’origine de la CPI et le combat des ONG
Le professeur Taylor Lubanga rappelant l’origine de la CPI, a précisé que le infructueux laboratoire est entrain d’avouer et c’est très grave, que l’arrestation de Jean Pierre Bemba par la CPI fut politisée. L’on ne peut pas chercher la cohésion nationale avec des affabulations et généralisation des pratiques. Il existe plusieurs philosophies de gouvernance de l’État. Par ailleurs, il renchérit que l’existence de la CPI est étroitement liée à l’action des ONGS, qui ont oeuvré pour la création d’un tribunal international capable de juger les crimes les plus graves. « Il faut remonter en juillet 1998 pour comprendre que la CPI doit son existence au combat des ONGS. » Il a insisté sur le fait que la CPI n’est pas un tribunal politique, mais une instance indépendante qui a été mise en place grâce aux efforts de la société civile, qui a lutté pour que justice soit rendue pour les victimes de crimes internationaux.
Ne pas chercher un saint en enfer
Enfin, le professeur a conclu en appelant à la prudence et à la vérité. « Il ne faut pas chercher un saint en enfer. » Il a insisté sur le fait que la justice doit être fondée sur des preuves et des faits, et non sur des spéculations ou des manipulations. »Il faut se rappeler que la justice internationale fonctionne selon des principes solides et éprouvés, et qu’aucune personne ne peut être accusée à tort. »
Par la Rédaction